Les différents dysfonctionnements thyroïdiens

31/01/2020 | Dossiers bien-être

Fatigué, stressé, déprimé ? Et si vous étiez sujet à des dérèglements de la thyroïde ? La glande thyroïde est petite par la taille mais grande par son rôle dans le métabolisme du corps humain. Dès lors, quelles sont les différentes formes des troubles thyroïdiens ?

Le dérèglement des hormones thyroïdiennes

Les déséquilibres thyroïdiens surviennent de plus en plus fréquemment. En effet, ce trouble est favorisé par les perturbateurs endocriniens, qui font de plus en plus souvent partie de notre quotidien. 

D’où survient ce dysfonctionnement ? La glande thyroïde est une glande endocrine à la base du cou. Constituée de deux lobes de la taille d’un papillon située en arrière de la pomme d’Adam, elle est petite par sa taille et son poids. En revanche, elle est majeure quant à son rôle dans l’organisme. La glande thyroïdienne produit des hormones qui agissent à distance sur les cellules de l’organisme. Ces hormones contrôlent :

  • le niveau d’énergie des cellules
  • le rythme cardiaque
  • la température du corps
  • le métabolisme de base
  • le poids
  • l’énergie musculaire
  • les nombreuses fonctions physiologiques et métaboliques (ayant un rôle important sur le système nerveux central et l’humeur).

Le lexique de la thyroïde

Les deux principales hormones thyroïdiennes sont la T4 (tétra iodothyronine thyroxine) et la T3 (triiodothyronine). Le terme « iodo » contenu dans le nom de ces hormones provient de l’atome d’iode qui est l’un des constituants de ces molécules.

La forme T4 est une forme de « pré hormone » inactive qui doit se transformer en T3 pour devenir active. Le passage de la forme « tétra » T4 à la forme active T3 nécessite l’intervention d’enzyme appelée désiodases.

Il existe trois types d’enzyme aboutissant à la synthèse d’hormones T3 mais d’activités biologiques différentes. L’une d’entre elles aboutit à la synthèse d’une forme particulière d’hormones T3 inactive appelée T3 reverse

La fonction thyroïdienne

Une fois libérées, les hormones thyroïdiennes agissent directement sur les noyaux des cellules de l’organisme et stimulent le métabolisme biologique cellulaire.

La production d’hormones T4 et leur conversion en T3 sont régulées par des hormones provenant de l’hypophyse, une glande du cerveau. Celle-ci produit l’hormone régulatrice TSH (thyroid stimulating hormone) dont la principale fonction est de stimuler la synthèse des hormones thyroïdiennes. La quantité de TSH libérée dépend elle-même de la fonction thyroïdienne qui exerce un rétrocontrôle négatif ou feed-back : en cas de production excessive (hyperthyroïdie) le taux de TSH s’effondre alors qu’en cas d’insuffisance thyroïdienne (hypothyroïdie), la TSH s’élève pour tenter de stimuler cette dernière.

Dans l’état de bonne santé, cette orchestration fonctionne de façon adaptative, nous produisons plus ou moins d’hormones thyroïdiennes en fonction de la température extérieure, de notre activité physique, de l’environnement, de notre niveau de stress… Malheureusement, de nombreuses situations aboutissent à une désadaptation ou une hypothyroïdie fonctionnelle.

Les causes de l’hypothyroïdie

Un enfant sur 4.000 est touché par l'hyperthyroïdie : cette maladie peut être congénitale ou néonatale, avec des conséquences possibles, parfois irréversibles, sur le développement mental ou physique du nouveau-né. D’autres raisons peuvent également être les causes de ce trouble. 

Les femmes sont les plus touchées par des troubles de la thyroïde

Hypothyroïdie ou dérèglements thyroïdiens ? Les femmes sont trois fois plus affectées que les hommes. De plus, les risques de maladie augmentent avec l’âge :

  • 3,3% des femmes adultes
  • 5 à 10% des femmes au-delà de 60 ans

Sur la totalité des hypothyroïdies acquises, 50% sont dites “auto-immunes”, la  forme la plus fréquente étant la “thyroïdite de Hashimoto” correspondant à une altération de la production des hormones thyroïdiennes. Dans la moitié des cas, cette pathologie est associée à des anticorps anti-gluten. 

De façon générale, l'hypothyroïdie peut apparaître au cours d’une réaction inflammatoire aiguë ou chronique : on parle alors de thyroïdite. Celle-ci peut être d’origine infectieuse ou virale, transitoire ou au décours d’une grossesse… En effet, la thyroïdite post-partum touche 8 à 10% des femmes. 

Des causes plus rares : les traitements médicamenteux et l’insuffisance en iode

Chirurgie, traitements de radiothérapie ou médicaments (comme l’amiodarone) sont parfois à l'origine de l'hypothyroïdie. Une ablation partielle ou totale de la thyroïde ou la destruction de la glande thyroïdienne, ont des conséquences sur la vie quotidienne. Plus rarement, la maladie peut surgir lorsque l’individu souffre d’insuffisance de production de la TSH par l'hypophyse.

Au siècle dernier, la principale cause d’hypothyroïdie était la carence profonde en iode que l’on observait dans certaines régions reculées. Elle donnait alors naissance à des maladies infantiles affectant le développement cérébral (comme le crétinisme) . Depuis 1920, ces carences graves ont progressivement disparu, même si les insuffisances modérées d’apports en iode restent fréquentes à notre époque.

La paresse thyroïdienne

Faciles à repérer, les maladies thyroïdiennes se manifestent par des symptômes francs et intenses tels que : 

  • Ralentissement général
  • Baisse de l’énergie
  • Frilosité
  • Troubles de l’humeur : dépression nerveuse
  • Troubles cognitifs : altérations de la mémoire, ralentissement de la pensée, troubles des phanères, cheveux, ongles, peau fragile… 
  • Perturbations physiologiques et métaboliques : constipation, espacement des menstruations, élévation du taux de cholestérol

La paresse thyroïdienne : synonyme de l'hypothyroïdie fruste

Au-delà des maladies franches, il existe un grand nombre de troubles fonctionnels de la thyroïde. Cette glande précieuse peut présenter des troubles d’hypothyroïdie fonctionnelle que certains nomment “une paresse de la thyroïde” mais dont le terme réel est “hypothyroïdie fruste”. 

L’hypothyroïdie fruste est fréquente. En effet, il existe plusieurs définitions de l’hypothyroïdie fruste tant sur un plan clinique que biologique. Cette dysfonction se manifeste au quotidien par les mêmes signes que l’hypothyroïdie-maladie mais en plus modérés : fatigue générale, troubles de l’humeur, troubles cognitifs… C’est une palette très large de symptômes, fréquemment retrouvée qui peut faire évoquer un diagnostic d’hypothyroïdie fonctionnelles ou formes frustes.

Diagnostiquer une maladie thyroïdienne

Un médecin s'alerte sur la naissance d’une maladie thyroïdienne, dès que la TSH s’élève même modérément. Dans les collèges européens d’endocrinologie, on estime que la maladie thyroïdienne et diagnostiquée pour une TSH supérieure à 10 mUI/L, alors qu’une TSH supérieure à 4 mUI/L suffit à poser le diagnostic d’hypothyroïdie fruste. Pour un état de santé optimale, un taux de TSH inférieur à 2,5 mUI/L est correct.

Il arrive parfois que d’autres analyses soient proposées, notamment la recherche d’une élévation anormale du taux des hormones thyroïdiennes T3 reverse. Cet examen peut signer un excès de conversion de la prise hormones T4 vers la forme T3 inactive.

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