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Pourquoi parle-t-on d’intolérance au gluten ?

Zoom sur l’intolérance au gluten

Zoom sur l’intolérance au gluten

Zoom sur l’intolérance au gluten

Dans le cas des intolérances aux aliments contenant du gluten (notamment le blé, le seigle et l’orge), les personnes vont présenter des réactions d’intolérance en consommant des produits à base de céréales contenant du gluten. Cependant, la réaction peut être provoquée par d’autres composés.

Dans le cas des intolérances aux protéines spécifiques au gluten. Les personnes vont présenter des réactions d’intolérance en consommant des produits à bases de céréales contenant du gluten mais également en mangeant d’autres aliments contenant des traces infimes de gluten. Cela inclut alors les aliments tels que les préparations industrielles et la charcuterie dans lesquels du gluten industriel a été ajouté.

Nous faisons le point sur les différents types d’intolérance aux produits contenant du gluten :

  • la maladie coeliaque
  • l’hypersensibilité au gluten non coeliaque
  • les intolérances aux céréales qui peuvent contenir du gluten.

L’intolérance au gluten et la maladie cœliaque

La maladie cœliaque est une maladie immunitaire non allergique fréquente qui touche environ 1 % de la population européenne. De nombreuses personnes sont porteuses de cette maladie cœliaque et l’ignorent. On estime que le diagnostic n’est fait que dans 10 % des cas.

La maladie cœliaque est une réaction immunitaire apparaissant chez les personnes ayant une prédisposition génétique. La présence d’un gène nommé HLA DQ2 se retrouve chez ces personnes ainsi que dans leur famille.

Cette réaction immunitaire aboutit à une agression de la muqueuse de l’intestin qui entraîne à court terme des troubles digestifs locaux puis des malabsorptions de nutriments et de micronutriments essentiels (comme le fer ou les vitamines B9). Une personne souffrant de la maladie cœliaque présentera des symptômes tels que : douleurs articulaires ou musculaires chroniques, fatigue, troubles de la thyroïde, infertilité, migraines chroniques, troubles neurologiques et psychiatriques, maladies de la peau…

En cas de maladie cœliaque non repérée, une évolution vers d’autres maladies chroniques et invalidantes peut survenir : des ostéoporoses, des cancers notamment des lymphomes et enfin une espérance de vie réduite.

Que faire si vous suspectez une maladie cœliaque ?

Si vous suspectez une intolérance au gluten il est important de faire appel à un professionnel de santé. Seuls des tests biologiques très fiables et des analyses de la muqueuse intestinale permettent d’en faire le diagnostic. Dans la majorité des cas, la mise en place d’un régime stricte et sans gluten sera alors recommandé par votre médecin ou nutritionniste. Il permettra de faire disparaître tous les symptômes évoqués ci-dessus. Il n’est pas conseillé d’exclure les aliments sources de gluten sans l’accompagnement d’un professionnel de santé. En effet, les régimes excluant un type d’aliment nécessitent tous des conseils et une éducation nutritionnelle personnalisée pour éviter les carences.

Les hypersensibilités au gluten non cœliaque

En dehors de la maladie cœliaque, il existe d’autres formes d’hypersensibilité ou d’intolérance au gluten plus modérées : l’hypersensibilité au gluten non cœliaque (NCGS = Non Coeliac Gluten Sensitivity).

On estime actuellement que 6 % à 10 % de la population générale présente ce genre d’hypersensibilité. Les manifestations d’intolérance peuvent donner des troubles généraux tels que de la fatigue des maux de tête, des douleurs articulaires, des inconforts intestinaux, des troubles de l’humeur…

Comment savoir si je souffre d’une maladie cœliaque ou d’une hypersensibilité au gluten ? Si vous présentez des signes d’intolérance aux produits contenant du gluten, il est impératif d’en faire part à un professionnel de santé. Seule l’élimination de la maladie cœliaque dans un premier temps par un médecin puis l’essai d’un régime pauvre en gluten durant quelques semaines - avec l’accompagnement d’un nutritionniste - permettra d’identifier la forme d’hypersensibilité dont vous souffrez.

Les allergies aux protéines de blé

Chez les jeunes enfants, il est fréquent de voir apparaître des réactions allergiques à certaines protéines du blé. On estime qu’elles représentent 10 % des allergies de la petite enfance. Les manifestations sont cutanées et respiratoires. Les tests biologiques notamment allergologiques permettent de repérer une élévation des anticorps IgE contre le blé chez les enfants allergiques au blé et de proposer alors l’interdiction des farines de blé dans la petite enfance. Ces allergies guérissent en général avant l’adolescence.

Les intolérances aux fibres alimentaires des céréales

De nombreuses personnes présentent des réactions d’intolérance intestinale lorsqu’elles consomment fréquemment ou des quantités importantes de céréales riches en certaines fibres (les fructanes). S’agissant des mêmes céréales qui contiennent du gluten, il est parfois bien difficile pour la personne qui en souffre voire même pour le thérapeute de faire la part des choses entre les éléments responsables (fructanes ou gluten).

Toutefois, les intolérances aux fibres fermentescibles des céréales et autres aliments (appelés FODMAPs) sont de loin les plus fréquentes et toucheraient environ 30 à 40 % de la population. Les manifestations sont moins pénibles que les dans le cas d’intolérance au gluten. Elles affectent essentiellement le transit intestinal et provoquent des douleurs abdominales, des ballonnements abdominaux et des inconforts digestifs. Elles sont très fréquentes chez les personnes ayant des troubles fonctionnels intestinaux notamment au cours du syndrome de l’intestin irritable.

Notre guide pratique sur le gluten

Le gluten peut causer des désagréments digestifs, une fatigue latente et des coups de blues inexpliqués. Le régime alimentaire sans gluten est de plus en plus plébiscité. Nos équipes font le point sur le sujet.

Comment réagir en cas d’intolérance au gluten ?

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