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Je mange de la viande : oui mais pas trop

L’impact de la viande sur la santé – Conseils Nutrition Parinat

L’impact de la viande sur la santé – Conseils Nutrition Parinat

La viande rouge est chargée de symboles, depuis l'aube de l'humanité. Associée à la force, la vitalité, nos ancêtres chasseurs cueilleurs y voyaient là le fruit de leur chasse réussie et le signe d'une fin apaisée, d'une vie préservée…

En France, nous consommons aujourd'hui en moyenne de 150 à 200 voire même 250 g de viande par jour et par personne. C'est considérable. Près de 80 à 90 kg par personne et par an. Nous sommes loin des 50 kg de viande par personne par an au début du siècle.

Parallèlement, l'incidence de maladies modernes de civilisation augmente. Y a-t-il un lien ? Oui, ce lien est aujourd'hui confirmé tant pour les cancers que pour les maladies cardio-vasculaires.

Comprendre l’impact de la viande sur l’organisme

La viande fut longtemps une source importante d'apports en matières grasses. Essentiellement composée de matière grasse saturée, la qualité des graisses des viandes modernes s’est transformée parallèlement à l’évolution de l’alimentation du bétail vers le maïs et le soja. Plus riche en acides gras oméga 6, appauvrie en acides gras oméga 3, son profil nutritionnel a évolué vers un profil défavorable à la santé.

De plus, les viandes consommées cuites voire trop cuites, en barbecue, en cuisson intense et rapide, sont associés à des produits nouvellement formés lors de ses cuissons. Ces derniers sont cancérigènes notamment sur les cancers digestifs.

Aujourd’hui la viande se consomme non seulement fraîche mais aussi sous forme de charcuterie. Ces dernières sont très riches en sels ce qui augmente encore plus le risque de maladies cardio-vasculaires, d'hypertension mais également de cancers digestifs. C'est l'une des raisons principales pour lesquelles la consommation de viande doit impérativement être modérée selon les recommandations mondiales du « WORLD FUND CANCER RESEARCH », fond mondial de recherche pour le cancer qui considère que la consommation excessive de viande ou de charcuterie contribue très largement à un grand nombre de cancers digestifs, de l'estomac ou du colon.

Les recommandations de ce consensus d'experts sont formelles : s'orienter vers la consommation de moins de 500 g de viande par semaine et par personne.

Je fais attention à choisir une viande de qualité

La qualité de l'alimentation animale a changé. Passant d'un mode de nutrition traditionnelle, sur herbe et dans les champs, l'élevage des animaux de viande bouchère se fait aujourd'hui avec une alimentation de bétail industriel, à base de maïs et de soja, source beaucoup trop importante d'oméga 6. En consommant la chair de ces animaux, l'homme se charge d'oméga 6 plutôt que d'oméga 3 et ceci est défavorable pour sa santé.

Depuis une dizaine d'années, une nouvelle agriculture tente de concilier la santé de l'homme, les objectifs de qualité nutritionnelle de l'animal et le respect de la planète tout en valorisant l'expérience et le savoir-faire des producteurs-éleveurs.

Les filières d'agriculture à vocation santé, encore appelé ici filière oméga 3, se sont engagées à proposer au bétail une alimentation plus conforme à leurs besoins et plus respectueuse d'un mode de production durable. Ce fantastique pari s'est avéré gagnant : des études cliniques ont montré que des patients souffrant de risque coronarien, de diabète ou de surpoids, voyaient leurs paramètres santé évoluer dans le bon sens lorsqu'ils consommaient exactement la même quantité de viande mais issue de ces filières.

Je mesure l’impact de ma consommation de viande sur la planète

Manger de la viande tous les jours, c'est un luxe que la planète ne peut plus supporter. En effet, pour produire 1 kg de viande, le coût écologique est élevé. La production de viande en grande quantité à de gros impact sur la planète : déforestation, consommation d'eau notamment pour l'irrigation des champs, transports, consommation d'énergie…

La tendance à vouloir produire de grande quantité de viande, nous a conduits à oublier la notion de qualité. La qualité de la viande dépend entre autres de l’alimentation reçue par l’animal. Un animal nourrit avec des aliments source d’oméga 3 donnera ainsi une viande riche en oméga 3.

Je m’impose une consommation raisonnée de viande

La production-consommation de viande peut et doit être réduite et les modes d'élevage et de nutrition animale doivent être revus sur un plan qualitatif. L'attitude « raisonnée » repose sur trois conseils.

  1. Lors de vos achats : orientez-vous vers les filières de production de meilleure qualité telles que les filières bio, ou « oméga 3 » qui vous garantissent des modes de production plus respectueux de votre santé et de la planète.
  2. Lors de vos choix de menus : modérez la consommation de viande, principalement de viande rouge à moins de 500 g/semaine, idéalement moins de 300 g/semaine mais également de charcuterie au plus strict minimum. Pour cela, passez également une fois par semaine une journée sans viande.
  3. Lors de la consommation de viande : pensez toujours à associer au moins deux fois le volume de votre morceau de viande en légumes dans vos assiettes. Les légumes, variés et colorés, apportent de nombreux micro nutriments qui modèrent les côtés délétères de la surconsommation de viande.

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